presse masculine
- spermy de spermito ? elle demande, les mains posées sur le dossier de la chaise en face de moi, et je vois le bout de ses doigts qui sortent de ses mitaines, c’est l’hiver.
- oui, je fais.
- je vous ai reconnu à vos cheveux blancs, elle dit.
- oui, je refais.
- je vous voyais plus grand, elle continue.
- moi aussi, je réponds. mais je n’ai pas réussi.
- et plus beau, elle m’énerve encore.
- je me trouve beau moi, je dis en le pensant.
et elle commande une eau aromatisée à la violette, et moi un verre de hautes côtes de nuits, juste un verre parce que j’ai descendu une bouteille avant de venir pour tenir le coup, et j’ai bien fait car elle me parle de son blog, de son besoin d’écrire, elle parle d’ambiguïté, de quant-à-soi, et d’autres choses encore, et moi je fais oui en cadence, la tête légèrement inclinée, le regard irrésistiblement attiré par ses cheveux assemblés en palmier qui s’agitent sur le sommet de son crâne au bout de son large front. quand elle va enfin pisser, je regarde son cul, gros, ses hanches, larges, et j’ai envie de l’enculer.
la suite.